Des différences raciales dans la criminalité et la psychopathie

Le QI n’explique pas tout. Dans The Bell Curve, Charles Murray et Richard Herrnstein notaient que la haute prévalence des comportements antisociaux chez les Noirs américains ne pouvait pas être totalement provoquée par les quinze points de QI qui les séparaient des Blancs. Criminologues et biologistes ont la réponse : les races n’ont pas les mêmes stratégies d’histoire de vie !

C’est beau mais ce n’est pas tout.

Des races plus violentes ?

La littérature montre abondamment et sans ambiguïté que les noirs sont plus délinquants et violents que les blancs.

Toutes les études montrent que les noirs sont les plus violents.

Les mongoloïdes, eux, sont moins violents et délinquants que les blancs.

Personne n’est étonné.

Voilà ce qu’écrit Richard Lynn dans son dernier ouvrage :

« […] The Bell Curve soulève le problème selon lequel les disparités intellectuelles entre les races ne peuvent pas expliquer toutes les différences raciales quant à certaines pathologies sociales, tels le crime, le chômage, la pauvreté, les naissances hors mariage, la dépendance à l’État providence, etc. Herrnstein et Murray ont montré qu’à âge et intelligence égaux chez les blancs, les noirs et les hispaniques, ces pathologies sociales étaient réduites mais ne s’estompaient pas complètement. »

Il y propose un tableau qui résume le problème :

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En pourcentage.

Pourquoi ces différences ? Pourquoi, à QI égal, ne sont-elles pas résorbées ? Philippe Rushton a offert une explication intéressante : l’on peut hiérarchiser les races quant à l’histoire de vie.

L’histoire de vie

Je vous livre ce qu’une équipe d’universitaires francophones a écrit sur l’histoire de vie. C’est une grille de lecture qui changera votre vision du monde, soyez attentif.

Merci, De Boeck.

« La théorie des stratégies d’histoire de vie est une conceptualisation générale décrivant les compromis qui doivent être faits en raison de l’énergie limitée dont disposent les individus pour résoudre différents problèmes adaptatifs. De façon générale, l’énergie (en termes de ressources et de temps) allouée à résoudre un problème adaptatif empêche ou limite l’énergie qui peut être allouée à d’autres problèmes adaptatifs. La théorie prédit quatre grands compromis : (1) effort somatique (énergie dédiée à la survie) versus effort reproductif (énergie dédiée à produire la progéniture), (2) effort parental versus effort pour trouver des  partenaires sexuels, (3) qualité versus quantité de la progéniture, et (4) reproduction future versus présente.

Comme l’expliquent plusieurs auteurs, en général ces quatre dimensions de compromis sont reliées l’une à l’autre (i.e., elles corrèlent) et donc, chaque individu adopte une stratégie d’histoire de vie cohérente. La théorie prédit que les caractéristiques psychologiques qui facilitent une stratégie de vie cohérente tendent à être sélectionnées ensemble et tendent donc à être corrélées. En principe, tous les individus peuvent être situés le long d’un continuum des stratégies d’histoire de vie, d’une stratégie lente à une stratégie rapide. Les individus qui ont une maturation et reproduction sexuelle précoce, qui produisent une progéniture nombreuse et qui investissent peu dans les soins parentaux sont considérés comme suivant une stratégie d’histoire de vie rapide. Au contraire, les individus qui ont une maturation sexuelle tardive, qui se reproduisent plus tard, qui ont une progéniture moins nombreuse et qui investissent beaucoup dans les soins parentaux, sont considérés comme suivant une stratégie d’histoire de vie lente. Ce continuum est similaire à la théorie de r/K permettant d’expliquer les différences interspécifiques des stratégies reproductives. En effet, Wilson a proposé que plusieurs stratégies adaptatives peuvent être situées le long d’un continuum allant d’un faible investissement parental et une fécondité élevée (sélection r) jusqu’à un investissement parental élevé et une fécondité faible (sélection K). Rushton a expliqué qu’en moyenne, comparativement à d’autres espèces, les humains tendent à adopter une stratégie de sélection K. Toutefois, au même titre qu’il y a des différences inter-espèces dans le choix des stratégies d’histoire de vie, il y a des différences intra-espèces, particulièrement chez l’humain.

La théorie des stratégies d’histoire de vie procure un cadre conceptuel évolutionniste pour comprendre les différences individuelles dans la personnalité et différentes psychopathologies. Del Giudice a proposé l’idée selon laquelle la majorité des psychopathologies pouvaient se regrouper en deux grands spectres eu égard aux stratégies d’histoire de vie : la psychopathologie de spectre lent (e.g., dépression, troubles anxieux, trouble d’obsession-compulsion, troubles alimentaires, troubles du spectre de l’autisme) et la psychopathologie de spectre rapide (e.g., troubles extériorisés, trouble bipolaire, troubles schizophréniformes). Selon cette hypothèse, les différents troubles extériorisés devraient montrer de fortes corrélations phénotypiques et génétiques entre eux, ce qui indiquerait qu’il existe une dimension d’ordre supérieur héréditaire qui explique cette covariation. Des études génétiquement informatives soutiennent cette hypothèse.

La psychopathie est une condition de nature extériorisée et fait partie du spectre rapide du continuum des stratégies d’histoire de vie. La prévalence de la psychopathie (et de l’ensemble des troubles extériorisés) étant largement plus élevée chez les hommes que les femmes, autant dans les échantillons cliniques que populationnels. Il n’est donc pas étonnant que différents auteurs aient proposé que le comportement antisocial persistant et la psychopathie soient reliés à une stratégie d’histoire de vie rapide.
Dans les études utilisant des mesures des stratégies d’histoire de vie, la psychopathie corrèle fortement avec l’impulsivité, la prise de risque élevée, un manque de planification, l’agressivité physique, l’agressivité instrumentale, le grand nombre de partenaires sexuels, la courte durée des relations conjugales et la consommation de drogues et d’alcool et même la coercition sexuelle. Même si la psychopathie est traditionnellement considérée comme une pathologie développementale (avec des déficits structurels ou fonctionnels du cerveau), la perspective évolutionniste considère plutôt que cette condition peut apporter des avantages adaptatifs en termes de survie et de reproduction, surtout lorsqu’il y a présence de promiscuité sexuelle et davantage de relations à court terme. Bien que les traits psychopathiques soient considérés indésirables pour la société en général, ils semblent adaptatifs du point de vue évolutionniste.

Des méta-analyses ont confirmé que la psychopathie est reliée aux traits normaux de personnalité chez les deux sexes et ce, autant durant l’enfance, l’adolescence que l’âge adulte. Comme mentionné précédemment, la psychopathie est fortement reliée à des faibles niveaux d’amabilité et de contrôle, mais semble aussi reliée à des aspects spécifiques de l’extraversion (activité, dominance sociale, recherche de sensation) et de la stabilité émotive (faible anxiété, faible vulnérabilité affective). Plusieurs auteurs ont proposé que les différences individuelles dans les traits de personnalité peuvent être conceptualisées comme des stratégies alternatives pour résoudre des problèmes adaptatifs récurrents et devraient donc être reliées aux stratégies d’histoire de vie. Un trait de personnalité représente le patron caractéristique d’adaptation dans la manière habituelle de penser (cognitions), de sentir ou de ressentir (émotions) et de se comporter ou de réagir (comportements) qui tend à demeurer relativement stable à travers les situations sociales et dans le temps. Il n’est donc pas étonnant que les traits de personnalité affichent des liens conceptuellement cohérents avec les stratégies d’histoire de vie.

À partir du modèle en cinq grands traits, Del Giudice suggère qu’un niveau élevé d’amabilité et de contrôle est lié à une stratégie lente, tandis qu’un niveau faible sur ces traits est associé à une stratégie rapide. Dans une moindre mesure, un niveau élevé de stabilité émotive est aussi associé à une stratégie lente. Alors que l’extraversion et l’ouverture ne semblent pas distinctement reliées aux stratégies d’histoire de vie, des aspects plus spécifiques (traits primaires) de ces traits le sont. En outre, un niveau élevé d’activité, de recherche de sensation et de dominance — des traits primaires de l’extraversion — pourrait être relié à une stratégie rapide. Pour ce qui est de l’ouverture, il est possible d’affirmer qu’un niveau élevé d’imagination et d’ouverture à la nouveauté — des traits primaires de l’ouverture — soit relié à une stratégie plus rapide puisqu’ils sont souvent associés à la désinhibition sexuelle, à des objectifs à plus court terme ainsi qu’à des relations conjugales de moins longue durée.

Il est intéressant de noter que Buss a proposé que les changements développementaux qui sont observés dans les traits de personnalité au cours de la vie — c’est-à-dire augmentation de l’amabilité, du contrôle et de la stabilité émotive — pourraient être, au moins en partie, expliqués par les changements dans les stratégies d’histoire de vie adoptées par les individus (i.e., changer graduellement vers une stratégie plus lente). Ceci est important puisque les changements dans les traits de personnalité de l’adolescence à l’âge adulte semblent liés à l’abandon des comportements antisociaux.

Dans sa théorie regroupant les psychopathologies en fonction des stratégies d’histoire de vie, Del Giudice fait la prédiction qu’une stratégie rapide est caractérisée par un profil prototypique dans les (1) motivations (antagonisme social, attachement faible ou instable, sexualité précoce, promiscuité sexuelle, appétit sexuel élevé, prise de risque), (2) l’autorégulation (désinhibition, impulsivité, manque de considération des gains futurs), (3) les traits de personnalité (faible amabilité et contrôle), (4) la maturation sexuelle (précoce et rapide) et (5) l’environnement (dur, imprévisible, exposition fréquente à des stresseurs multiples). Les données disponibles semblent appuyer cette prédiction pour la psychopathie. »

Fin de la citation.

Il y a un non-dit qui plane sur cet extrait. Si Rushton est cité pour dire qu’il y a de grandes variations dans l’histoire de vie au sein de l’espèce humaine, les auteurs ne disent pas précisément quel type de variation Philippe Rushton a mis au jour. En l’occurrence, il s’agit de variations entre les races. En fait, les caractéristiques typiquement r décrites supra se retrouvent de manière très marquée chez les congoïdes.

Le grand oeuvre de Philippe Rushton.

Philippe Rushton a analysé plusieurs dizaines de variables, morphologiques, physiologiques et psychologiques dans son magnum opus. Prenons un exemple, la maturation. On le voit ci-dessous, elle est plus précoce chez les congoïdes et plus lente chez les mongoloïdes. Or, une maturation rapide indique une histoire de vie rapide, c’est-à-dire r.

L’effort reproductif étant au cœur de la stratégie rapide, il faut s’attendre à ce que les congoïdes aient des caractéristiques sexuelles primaires et secondaires plus prononcées : c’est le cas ; des rapports sexuels prémaritaux, maritaux, extramaritaux plus fréquents : c’est le cas ; des hormones sexuels (testostérone, gonadotrophine, hormone folliculo-stimulante) plus présents : c’est le cas. Etc. Lire ou relire Rushton.

Les noirs ont donc une histoire de vie rapide. Les caractéristiques psychologiques décrites supra dans le De Boeck sont par conséquent particulièrement prévalentes chez eux. Bref, ils sont tendanciellement plus psychopathes que les blancs.

Nota bene : les Arabes ne sont pas épargnés.

Richard Lynn a voulu creuser la question. Particulièrement intéressé par les différences raciales dans la psychopathie, il a publié un premier article sur la question en 2002 et un ouvrage, donc, en 2019. Sans surprise, il arrive aux mêmes conclusions que Rushton : quelles que soient les régions du monde étudiées, l’on peut hiérarchiser les races et les populations quant à la psychopathie.

Quelques tableaux :

Différences raciales dans les maltraitances faites aux enfants, Lynn (2019)
Lynn (2019)

L’évolution des stratégies d’histoire de vie

Ces différentes stratégies sont profondément ancrées dans nos gènes. Quel environnement a sélectionné une histoire de vie lente chez les caucasoïdes et les mongoloïdes du nord ? Lynn propose une explication dans son dernier ouvrage. Les hivers et les printemps froids ont sélectionné des couples plus unis, des individus plus capables de résister aux gratifications immédiates et de maintenir des relations sociales harmonieuses.

1. Cette sélection des couples forts tient notamment au fait que des ressources alimentaires sont facilement accessibles toute l’année près de l’Equateur, ce qui n’est pas le cas dans les latitudes plus élevées. Dès lors, une coopération parentale de long terme pour s’occuper de la progéniture est essentielle.

2. Ce problème de ressources implique de pouvoir supporter une gratification différée. Une large part des ressources alimentaires en Eurasie n’est disponible qu’une partie de l’année.

3. La chasse de grosses proies implique la coopération de plusieurs hommes, et c’est une source de nourriture de premier ordre quand les hivers froids raréfient les autres ressources. Cette chasse, pour être réussie, demande une diminution de l’agressivité envers les autres hommes et moins de promiscuité sexuelle, laquelle est conflictuelle.

Michael Woodley et Gehard Meisenberg, dans une analyse plus complète, rajoutent notamment l’agriculture. La révolution néolithique a sans doute, en effet, ralentit l’histoire de vie en sélectionnant des tempéraments prévoyants et soucieux du long terme. Et l’urbanisation qui a suivi a sélectionné des tempéraments compatibles avec une forte densité humaine.

Il faut aussi évoquer la prévalence des pathogènes, qui est plus haute aux basses latitudes. C’est une variable importante pour prédire l’histoire de vie d’une population : plus il y a de parasites, et plus la mortalité et la morbidité sont dites incontrôlables, ce qui favorise une histoire de vie rapide – si la survie de l’enfant n’est pas assurée, autant ne pas investir beaucoup de ressources dans celui-ci.

D’un point de vue neuro-physiologique, le ralentissement de l’histoire de vie signifie une baisse de la testostérone. On peut lire cet article publié en 2014 dans Current Anthropology :

Autrement dit, l’homme n’a cessé de se domestiquer, ce qui est plus ou moins synonyme de féminisation, par le biais d’une coévolution des gènes et de la culture qui a réduit son taux de testostérone – et réduit la fréquence de certains gènes associés à l’agressivité, tel MAOA.

Les différences raciales dans la testostérone, là encore, sont bien documentées. Lee Ellis a écrit un formidable article qui les synthétise, et montre à quel point elles sont explicatives de la criminalité des différentes races. Toutes les races ne sont donc pas domestiquées ou féminisées avec la même ampleur.

En guise de conclusion

J’aimerais préciser quelques points :

  • L’histoire de vie n’est qu’en partie génétique. L’environnement a aussi son rôle à jouer. Par exemple, les noirs américains sont souvent pris dans une spirale négative où l’environnement délétère (par ex. violent) dans lequel ils grandissent déclenche, épigénétiquement, une histoire de vie très rapide.
  • Plus positivement, la révolution industrielle prend ses racines et dans une augmentation de l’intelligence et dans un ralentissement de l’histoire de vie, les deux étant à la fois génétiques et épigénétiques.
  • Parler de « personnalité psychopathique » relève du champ lexical de la pathologie. Dans la mesure où l’histoire de vie rapide est une adaptation à une niche écologique, il convient peut-être d’abandonner ce premier terme.
  • L’histoire de vie et l’intelligence sont très positivement corrélées au niveau des populations, parce qu’issues des mêmes pressions évolutionnaires, mais ne le sont quasiment pas au niveau individuel. Aussi trouve-t-on des blancs extrêmement intelligents et à l’histoire de vie très rapide. Et inversement.
  • Certains auteurs parlent d’un changement de paradigme en criminologie. Celle-ci iraient de plus en plus vers une approche « biosociale ».
  • Il y a des noms à connaître si l’on s’intéresse à la criminologie qui n’ignore pas la biologie : Lee Ellis, Brian Boutwell, Kevin Beaver, Anthony Walsh ou encore John P. Wright.
  • Contrairement au mythe, les non blancs sont surreprésentés dans les crimes de « col blanc ».
  • À niveaux sociaux et économiques égaux, l’on retrouve quand même des différences raciales dans la criminalité.

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