Métissage et dépression hybride

La question du métissage est peu étudiée du point de vue biologique. Peut-il y avoir une « dépression hybride » chez l’individu issu de deux populations trop éloignées ?

Ernst Mayr écrivait en 1970 : « L’hybridation entre espèces mène presque invariablement à un déséquilibre causé par une association délétère de différents gènes. […] Chez la drosophile, même une hybridation entre les races peut détruire une combinaison de gènes bien agencés. » Autrement dit, des gènes sont sélectionnés en même temps, car ils fonctionnent de concert, et l’hybridation peut détruire cette interaction bénéfique.

Quelques données permettent de penser que le métissage peut causer une dépression hybride chez l’humain.

  1. En Islande, la fertilité est plus importante chez les femmes mariées à des cousins des troisième et quatrième degrés. Au Danemark, la fertilité des femmes est plus haute quand elles se marient avec des hommes qui vivent à un rayon de 75 kilomètres. En contrôlant des variables comme le niveau d’éducation ou l’âge de la mère à la naissance de l’enfant, la corrélation ne disparaît pas.
  2. Dans les années 1920, Charles Davenport a étudié les métis jamaïcains. Sur différents tests psychométriques, la prévalence d’individus incapables de réussir correctement les exercices était plus haute chez les métis que chez les noirs, alors que la hiérarchie attendue était noir-métis-blanc. Il faut cependant noter que la cohorte était petite.
  3. Dans les années 1930, Jon Alfred Mjøen a constaté des anomalies physiques, physiologiques et mentales chez les métis suéco-lapons qui étaient absentes chez leurs parents. Elles sont causées, selon lui, par des perturbations glandulaires d’origine génétique.
  4. Des études longitudinales aux États-Unis ont montré que les métis étaient plus sujets à des comportements à risque (consommation de drogue, dépression, violence, redoublement scolaire, etc.) que les individus non métissés. Ces données ne sont pas statistiquement extrêmement solides parce qu’il y a peu de métis étudiés. Mais si elles révèlent quelque chose, la question est de savoir la cause.

Quatre hypothèses, notamment pour le point 4 :

  • Dépression hybride.
  • Les individus qui se métissent ont un tempérament particulier, typiquement une histoire de vie rapide. Donc peu de souci du long terme, impulsivité, etc.
  • Problèmes identitaires.
  • Stigmatisation.

La deuxième hypothèse est soutenue par l’anthropologue Edward Dutton. Si ce sont les individus les moins consciencieux qui se métissent, alors il est normal que leur progéniture, qui hérite de ce tempérament, présente des comportements antisociaux.

Mais cela n’explique pas les problèmes physiques, physiologiques et possiblement cognitifs précités. Il est donc fort possible que, dans une certaine mesure, le métissage cause une dépression hybride.

Il semble aussi que le métissage permette, à l’inverse, une certaine vigueur hybride : il a été observé dans certains pays que les femmes qui se mariaient dans les villages les plus éloignés avaient des enfants plus grands. Mais à part cela, et quelque avantage immunitaire, la littérature est très pauvre. D’aucuns ont avancé que l’effet Flynn, c’est-à-dire l’augmentation du QI dans les pays développés, était dû une vigueur hybride déclenchée par la mobilité sociale mais l’hypothèse a été désavouée par la suite.

En guise de conclusion, j’aimerais préciser que la réalité de la dépression hybride n’est pas un argument nécessaire contre le métissage.

  1. Il est largement documenté que les sociétés génétiquement homogènes ont un tissu social plus solide (confiance et coopération accrues).
  2. Les sociétés sont des systèmes bioculturels : défendre une culture implique la défense d’un fonds génétique.
  3. Les métis sont trop souvent victimes d’un mal-être identitaire.

P.S. Il reste un argument valable pour le métissage : certaines races, parce que pas ou très récemment industrialisées, portent peu de mutations délétères, contrairement aux caucasoïdes d’Occident. Évidemment, cela ne pèse rien face aux arguments cités en conclusion.

Sources :
https://evoandproud.blogspot.com/2020/01/the-costs-of-outbreeding-what-do-we-know.html
https://emilkirkegaard.dk/en/?p=6618
https://www.bitchute.com/video/BqlEvrDJyVHP/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22003846

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