Race et intelligence : l’état de la science

La charge de la preuve revient aux environnementalistes, parce qu’il n’y pas, dans le temps et dans l’espace, deux races intellectuellement identiques ; parce qu’il n’y a pas de raison de penser que l’évolution se soit arrêtée sous le menton ; parce que l’écrasante majorité des chercheurs en intelligence pensent que les différences cognitives entre les races ont une dimension génétique.

Les environnementalistes ont de très mauvais arguments[1], à savoir que l’écart de QI entre les noirs et les blancs se réduirait substantiellement, que l’effet Flynn pourrait le combler entièrement, ou encore que les enfants adoptés et les gains de QI qu’ils présentent sont la preuve que les différences raciales sont dues à l’environnement. On entend aussi parfois parler de la « menace du stéréotype » qui voudrait qu’un groupe sujet à des préjugés négatifs quant à ses capacités cognitives aurait des performances réduites lors du passage d’un test de QI ; or, c’est une vaste fumisterie intellectuelle qui ne résiste pas à l’analyse — et cette analyse est faite par des chercheurs qui font tout pour trouver des explications environnementales aux différences raciales[2].

Ce que pensent les chercheurs
Les sondages réalisés auprès des « chercheurs en intelligence » ont montré qu’ils étaient une majorité à considérer que les gènes jouaient un rôle dans les différences intellectuelles entre les races et les nations[3][4].

Des pontes comme Jared Diamond[5] ou Charles Murray[6] ont raconté comment, en privé, un nombre considérable d’universitaires disaient penser que les différences raciales quant à l’intelligence étaient innées, et défendre tout à fait l’inverse en public.

De manière générale, la négation des races humaines est une spécificité occidentale qui n’a jamais débouché sur un consensus parmi les chercheurs en anthropologie biologique[7]. Les arguments populaires répétés ad nauseam par les antiracistes sont d’ailleurs grossièrement faux[8][9].

Un écart stable et substantiel
Un pays multiracial comme les États-Unis n’a pas vu le fossé cognitif entre les noirs et les blancs disparaître malgré des décennies d’antiracisme et de discrimination positive. Cet écart est aujourd’hui stable et est à peu près de 15 points de QI[10]. Parmi les cohortes nées après les années 1960, aucune diminution de l’écart entre les noirs et les blancs n’a été repérée — en fait, il semble même s’être légèrement accentué[11].

Un effet Flynn hors de propos
L’effet Flynn touche les pays dont l’histoire de vie se ralentit[12] et l’éducation se développe[13]. Le QI augmente alors à chaque génération, mais pas de façon homogène : les gains ne portent que sur les parties des tests les moins héritables[14]. C’est un détail fondamental parce qu’il est démontré qu’à l’inverse, les différences raciales au sein des pays développés portent sur les parties des tests les plus héritables[15][16]. Ces données permettent de dire que les 15 points qui séparent les noirs et les blancs en Occident sont génétiques et que l’éducation et l’amélioration de la qualité de vie des noirs n’y pourront donc rien.

Des adoptions qui ne prouvent rien
Les gains de QI des enfants issus de milieux défavorisés adoptés par des familles aisées ne permettent pas de penser que l’environnement est la cause des différences raciales. Premièrement, la plupart des études évoquées par les environnementalistes n’analysent que des enfants. Or, l’effet Wilson veut que l’héritabilité du QI augmente avec l’âge. Des gains dans l’enfance, aussi larges qu’ils soient, ne signifient donc pas grand-chose. Deuxièmement, et surtout, il a été montré que les gains des adoptions ne concernent pas la partie héritable des tests de QI[17] — or c’est là, répétons-le, que se trouvent les différences raciales.

La littérature sur les enfants adoptés n’est pas suffisamment touffue pour enfoncer le clou et il existe des études contradictoires. Néanmoins, l’étude la plus complète jamais réalisée montre que les enfants adoptés tendent largement vers le QI moyen de leur race[18][19] — et les métis tombent au milieu — que ce soit durant l’enfance ou à l’âge adulte, c’est-à-dire quand le QI devient hautement héritable.

L’héritabilité est la même partout
Un argument consiste à dire que l’héritabilité du QI est plus basse dans les classes sociales défavorisées, et donc chez les noirs. C’est ce qu’on appelle l’effet Scarr-Rowe. Aussi, le QI des noirs serait beaucoup plus modelé par l’environnement que celui des blancs. Premièrement, la littérature sur la question montre que cet effet n’a rien de certain[20]. Deuxièmement, il a été récemment montré que l’héritabilité est la même entre les races aux États-Unis[21] — seul pays où l’effet Scarr-Rowe a été observé. Troisièmement, l’écart de QI entre les noirs et les blancs persiste voire s’agrandit quand on se contente d’étudier les classes sociales supérieures[22].

La haute héritabilité de l’intelligence n’implique pas nécessairement que les différences raciales en intelligence soient génétiques. Néanmoins, plus l’héritabilité d’un trait est haute, plus les différences environnementales doivent être importantes pour expliquer les différences[23]. Est-ce le cas, par exemple, aux États-Unis ? L’on peut sérieusement en douter dans la mesure où à niveau économique égal, l’écart cognitif entre les noirs et les blancs ne se réduit que de 37%[24].

Des indices physiologiques et morphologiques
Le temps de réaction est fortement corrélé (jusqu’à 0.7) à l’intelligence générale. Or, que ce soit aux États-Unis ou ailleurs dans le monde, les groupes raciaux qui ont les temps de réaction les plus rapides sont aussi ceux qui ont les meilleurs résultats aux tests de QI.[25]

Chez sapiens, la taille du cerveau est significativement corrélée à l’intelligence (0.4)[26], tant au niveau individuel que racial. On retrouve cette corrélation au sein même des familles. L’anthropologie physique a montré sans ambiguïté (aujourd’hui à l’aide d’IRM) que les races qui ont les meilleurs résultats sur les tests de QI ont aussi les plus gros cerveaux. Elles ont également les cerveaux les plus lourds et dotés de plus de circonvolutions. La taille et la structure du cerveau sont hautement héritables. Les différences raciales dans la taille du cerveau se retrouvent chez les fœtus[27].

L’évolution peut être rapide, locale et substantielle
L’évolution humaine ne s’est pas arrêtée une fois que l’homme moderne est apparu. Elle s’est accélérée il y a 40000 ans[28].

Il est probable que les hivers froids, en posant des défis cognitifs nouveaux et relativement difficiles, sélectionnent l’intelligence[29].

L’évolution s’est drastiquement accélérée il y a 10000 ans avec la révolution néolithique[30]. Il est consensuel de dire que l’évolution est bioculturelle, c’est-à-dire que les gènes coévoluent avec la culture[31]. Ainsi, chaque civilisation est une niche écologique qui, dans une boucle de rétroaction positive, sélectionne différents traits qui modifient en retour la civilisation[32]. Il a été montré au niveau moléculaire que la révolution néolithique, qui s’est opérée très inégalement dans le monde, a sélectionné de meilleures capacités cognitives[33]. À l’inverse, la sélection de l’intelligence s’est inversée en Occident à partir de la révolution industrielle[34] — cela a été montré au niveau moléculaire en Islande[35].

Plus les pays sont similaires génétiquement, plus leurs capacités cognitives sont proches, même en contrôlant des variables comme l’IDH[36].

Chez les noirs américains, la part d’ancêtres blancs est positivement corrélée au QI[37].

Des indices moléculaires
Plus une nation a un QI moyen élevé, plus les marqueurs génétiques connus de l’intelligence sont nombreux[38]. La corrélation est quasiment parfaite. Les marqueurs génétiques connus de l’intelligence (nous sommes loin de les connaître tous et de saisir entièrement l’architecture génétique de l’intelligence) permettent d’expliquer 20 à 25% des différences intellectuelles entre les noirs et les blancs aux États-Unis[39].

Les haplogroupes, parce qu’ils sont des marqueurs de l’histoire évolutive des peuples, sont solidement prédictifs des capacités cognitives des nations — et même à l’intérieur des nations comme l’Italie ou l’Espagne[40].


[1] https://www.vox.com/the-big-idea/2017/5/18/15655638/charles-murray-race-iq-sam-harris-science-free-speech

[2] https://emilkirkegaard.dk/en/?p=7534

[3] Snyderman, M., & Rothman, S. (1987). Survey of expert opinion on intelligence and aptitude testing. American Psychologist, 42(2), 137–144. https://doi.org/10.1037/0003-066X.42.2.137

[4] Heiner Rindermanna, David Becker, Thomas R. Coyle (2020). Survey of expert opinion on intelligence: Intelligence research, experts’ background, controversial issues, and the media. Intelligence, Volume 78, January–February 2020, 101406

[5] https://youtu.be/Bs3FSL0HDkw

[6] https://youtu.be/xRHyGPUH8A4

[7] Katarzyna A. Kaszycka, Goran Štrkalj and Jan Strzałko (2008). Current Views of European Anthropologists on Race: Influence of Educational and Ideological Background. American Anthropologist, New Series, Vol. 111, No. 1 (Mar., 2009), pp. 43-56

[8] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12879450

[9] https://www.ln.edu.hk/philoso/staff/sesardic/Race.pdf

[10] https://home.ubalt.edu/tmitch/645/articles/roth%20et%20al%20ethnic%20grp%20diff%20in%20cog%20abil%20ppsych%202001.pdf

Sur la stabilité de l’écart : https://www.nber.org/papers/w26764

[11] https://lesacreduprintemps19.files.wordpress.com/2012/12/the-magnitude-and-components-of-change-in-the-blacke28093white-iq.pdf

[12] https://psycnet.apa.org/record/2013-39868-004

[13] https://www.cambridge.org/core/books/are-we-getting-smarter/0951AEB8E1BCE479D0E1097C2375F957

[14] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0160289613000226

[15] https://emilkirkegaard.dk/en/wp-content/uploads/The-g-factor-the-science-of-mental-ability-Arthur-R.-Jensen.pdf

[16] http://arthurjensen.net/wp-content/uploads/2016/07/The-Nature-of-the-Black–White-Difference-on-Various-Psychometric-Tests-Spearman’s-Hypothesis-With-Addded-Commentary-1985-by-Arthur-Robert-Jensen.pdf

[17] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0191886914005248

[18] http://www.kjplanet.com/amp-31-10-726.pdf

[19] https://www.semanticscholar.org/paper/The-Minnesota-transracial-adoption-study%3A-A-of-IQ-Weinberg-Scarr/a2d785edd7aa61b7ba51355053cc61d8b924fe35

[20] https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0956797615612727

[21] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160289619301904

[22] http://www1.udel.edu/educ/gottfredson/reprints/2005cognitivediversity.pdf

[23] https://lesacreduprintemps19.files.wordpress.com/2012/11/making-sense-of-heritability-neven-sesardic.pdf

[24] https://newrepublic.com/article/120887/race-genes-and-iq-new-republics-bell-curve-excerpt

[25] https://www.semanticscholar.org/paper/Race-and-IQ%3A-A-Theory-Based-Review-of-the-Research-Rushton-Jensen/d11462f096317a937ed9e9abf994595996c1cda9

[26] https://www.researchgate.net/publication/318191089_Brain_volume_and_intelligence_The_moderating_role_of_intelligence_measurement_quality

[27] https://www.semanticscholar.org/paper/Race-and-IQ%3A-A-Theory-Based-Review-of-the-Research-Rushton-Jensen/d11462f096317a937ed9e9abf994595996c1cda9

[28] https://www.pnas.org/content/104/52/20753

[29] https://www.mdpi.com/2624-8611/1/1/12

[30] https://www.amazon.fr/000-Year-Explosion-Civilization-Accelerated/dp/0465002218

[31] https://en.wikipedia.org/wiki/Dual_inheritance_theory

[32] https://www.nature.com/articles/nrg2734

[33] https://www.researchgate.net/publication/318571867_Holocene_Selection_for_Variants_Associated_With_General_Cognitive_Ability_Comparing_Ancient_and_Modern_Genomes

[34] https://drive.google.com/file/d/0B3c4TxciNeJZaEY0UjluV1djOG8/view

[35] https://www.pnas.org/content/114/5/E727

[36] Becker, D. & Rindermann, H. (2016). The relationship between cross-national genetic distances and IQ-differences. Personality and Individual Differences, 98, 300–310.

[37] https://emilkirkegaard.dk/en/?p=7995

[38] https://www.mdpi.com/2624-8611/1/1/5

[39] https://emilkirkegaard.dk/en/?p=7995

[40] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0160289612000529

2 commentaires sur « Race et intelligence : l’état de la science »

  1. « On entend aussi parfois parler de la « menace du stéréotype » »

    Les articles de recherche auxquels vous nous renvoyez semblent porter sur un effet immédiat lors du passage d’un test cognitif. « Je suis censé foirer, je vais foirer ».

    Qu’en est-il d’un effet à long terme ?
    En grossissant le trait : « L’ensemble de la société est convaincu que mon appartenance ethnique me prédestine à la médiocrité. Parents, entourage, professeurs, etc. vont donc involontairement saper mes chances par un moindre investissement, par un moindre encouragement, etc. »

    Ce qui pourrait aussi constituer une explication des expériences d’adoption conforme à la thèse environnementale.
    On peut d’ailleurs envisager une version « positive » de cet effet. « Mon fils adoptif coréen va certainement s’avérer doué à l’école… »

    Avez-vous des articles ou une opinion éclairee à propos de ces spéculations ?

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